Comment se passe la traversée du plancher et de la toiture ?
Le conduit qui monte du poêle jusqu'à la toiture est le point le plus sensible du chantier. À chaque traversée de plancher ou de plafond, il passe dans un fourreau ventilé incombustible qui maintient l'écart au feu entre le conduit et le bois. La distance à respecter est celle déclarée par le fabricant du conduit.
Deux ouvrages se succèdent et ne doivent pas être confondus. Dans la pièce, le conduit de raccordement relie la buse du poêle au plafond, où il se termine par une rosace de finition. Au-delà, c'est le conduit de fumée, en inox double paroi, qui traverse le plancher, monte dans les combles et ressort en toiture.
Cette distance de sécurité n'a pas de valeur universelle. Elle dépend de la température des fumées de l'appareil et de l'isolation du conduit, et c'est le fabricant qui la déclare dans le marquage du produit. Sur le chantier que nous montrons plus bas, un poêle à bûches, la distance déclarée du conduit posé était de 8 cm : c'est celle que nous avons appliquée. Nous retenons toujours la valeur du conduit réellement installé, jamais une valeur de principe.
Un conduit vertical qui monte jusqu'à la toiture pèse lourd. Il ne doit reposer ni sur l'appareil, ni sur le plancher qu'il traverse : on installe une chaise, un support métallique qui reprend le poids et le maintient d'aplomb, puis une nouvelle reprise de charge avant le passage des combles. C'est invisible une fois la finition posée, et c'est pourtant ce qui garantit la tenue de l'installation dans le temps.
Comment règle-t-on l'air d'un poêle à bois ?
Un poêle à bûches a deux arrivées d'air. L'air primaire lance le feu sur le lit de braises. L'air secondaire, au-dessus des flammes, brûle les gaz dégagés par le bois en chauffant. Une fois la combustion établie, on réduit l'air primaire et l'air secondaire prend le relais.
Avant tout réglage, deux conditions décident de la qualité de la combustion : un bois sec (moins de 20 % d'humidité, stocké sous abri) et un allumage par le haut. Sur du bois humide, aucun réglage d'air ne rattrape une mauvaise combustion.
Ce réglage a trois effets concrets. Le rendement : la chaleur reste dans la pièce au lieu de partir dans le conduit. Les émissions : une combustion complète produit nettement moins de particules et de monoxyde de carbone qu'une combustion étouffée. La vitre : le flux d'air secondaire forme un rideau qui limite le dépôt de suie.
Le point où beaucoup se trompent : réduire ne veut pas dire étouffer. Tant qu'il y a du bois en train de brûler, on ne prive pas le foyer d'oxygène, sous peine d'encrasser la vitre et le conduit et de produire du monoxyde de carbone. Le nombre de commandes et les consignes de fin de combustion varient selon les appareils : la notice du fabricant fait foi. C'est l'un des points que nous prenons le temps d'expliquer à la mise en service.
Pourquoi un poêle habillé de pierre ollaire ?
La pierre ollaire, ou stéatite, est une roche naturelle dense qui emmagasine la chaleur pendant la flambée et la restitue ensuite par rayonnement. Sur un corps en acier, l'acier chauffe vite la pièce et la pierre prolonge une chaleur douce, sans l'effet coup de chaud puis coup de froid d'un poêle tout acier.
Combien de temps dure cette restitution ? Cela dépend de la masse de pierre embarquée par l'appareil, du volume à chauffer et de l'isolation du logement. Nous n'annonçons pas une durée valable pour tous les cas.
Les durées de 12 à 24 heures que l'on lit souvent ne concernent pas un habillage de pierre sur un poêle classique : elles décrivent les poêles de masse, des appareils d'une tout autre nature, qui pèsent de plusieurs centaines de kilos à quelques tonnes et font circuler les fumées dans un réseau de canaux internes. Ce n'est pas le même produit. Pour un poêle à bûches habillé de pierre, demandez-nous la fiche technique du fabricant : nous la lisons avec vous.